La ville de Dubaï connaît une importante expansion démographique depuis quelques années: la population était de 265 702 habitants en 1980, 669 181 en 1995, un million en 2004, 1 182 439 en 2006 et il est prévu qu’elle atteigne 1,4 million en 2011, ce qui fait de Dubaï la ville la plus peuplée des Émirats arabes unis.
Mais la grande majorité de la population (65 % de la population totale en 2002, 700 000 travailleurs émigrés en 2007[2]) n’est pas dubaïote ni même émirati mais est formée de travailleurs immigrés : la politique de grands travaux nécessitant une forte main d’œuvre, le gouvernement fait appel à des étrangers venant principalement des autres pays arabes, du sous-continent Indien et d’Asie du Sud-Est. De nombreux hommes d’affaires occidentaux viennent temporairement dans l’émirat pour y travailler dans les filiales de leurs multinationales. Ils sont environ cent mille.
La quasi impossibilité pour un étranger d’obtenir la nationalité émiratie et de s’installer définitivement dans le pays créé une forte fracture sociale entre les émiratis et certains travailleurs immigrés venant des pays en voie de développement : une minorité se partage ainsi les richesses et a un niveau de vie qui dépasse celui de nombreux pays riches alors que la majorité travaille dans de rudes conditions, vit très modestement et est sous-payée (bien que le salaire soit largement supérieur à ce qu’ils toucheraient dans leur pays d’origine). Les accidents mortels sont fréquents sur les chantiers de construction où le personnel travaille sans de réelles mesures de sécurité et en plein soleil.
La langue officielle est l’arabe. Mais à cause de la forte proportion d’étrangers l’anglais, l’hindî, le malayalam, le persan, l’ourdou et le tagalog sont utilisés pour les affaires et par les étrangers entre eux.
La religion la plus représentée est l’islam, en majorité sunnite. Il existe des communautés chrétiennes, hindoues et sikhs. Dubaï est le seul émirat qui possède un temple hindou et un temple sikh. Depuis 2001, des églises catholiques, orthodoxes et des temples protestants peuvent être construits à Jebel Ali grâce à l’attribution de parcelles par le gouvernement. Même si aucun des rites autre que musulman n’est subventionné par le gouvernement, la liberté de culte est assurée et il est permis aux différentes congrégations religieuses de percevoir des dons, des soutiens financiers venant de l’étranger, de faire des publications dans la presse,…
