Reconversion de Dubai

Afin de mener à bien la politique de reconversion de l’économie de Dubaï vers les nouvelles technologies, le commerce et le tourisme (ou les deux dans le cadre du festival de shopping de Dubaï). Son gouvernement s’efforce d’attirer capitaux et entreprises tout en maintenant une politique de grands travaux, à l’origine de nombreux complexes urbains, hôteliers ou balnéaires. Le gigantisme et le caractère novateur de ces réalisations tournent les regards du monde entier vers l’émirat et forcent sa renommée.

Les constructeurs sont le plus souvent Nakheel ou Emaar, groupes bien implantés dans l’émirat et aux visées maintenant internationales. D’autres projets importants tels que le Business Bay ou celui qui prévoit de recouvrir une montagne d’un dôme puis de l’enneiger afin de créer une petite station de ski sont en préparation. Nombre de ces projets avortent mais ils sont toujours source d’une publicité dont se nourrit la cité-Etat. Des quartiers spécialisés dans certains domaines ont été mis en place.

Transport Dubaï

Dubaï s’est doté d’infrastructures de transport à la mesure de son développement économique et démographique :

• l’Aéroport international de Dubaï sert de plate-forme de correspondance à la compagnie aérienne Emirates. Il aura une capacité d’accueil de 70 millions de passagers en 2007. À terme, jusqu’à vingt-six Airbus A380 pourront être reliés en même temps au terminal. L’atterrissage d’un Airbus A340 est facturé 1 274 euros contre 9 048 euros à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. Le kérosène coûte 10% moins cher qu’ailleurs. Un second aéroport international, le Dubaï World Central International Airport, est en construction au sud de Jebel Ali.

• les infrastructures portuaires de Dubaï se sont largement développées ces dernières années. Dubaï occupait, en 2004, la dixième place des ports à conteneurs, derrière ceux de Los Angeles et d’Hambourg. La ville compte différents ports : Jebel Ali, Rashid Port et le Creek Port. Les deux premiers sont de grands ports qui accueillent des navires de gros tonnage et le dernier qui est plus traditionnel, abrite les bateaux de transports en bois, les dhows, et est consacré au commerce avec l’Iran et les autres pays du golfe Persique.

Économie de Dubai

Jusque dans les années 1950, l’économie de Dubaï était basée sur le commerce et notamment l’exportation des perles. Avec la découverte et l’exploitation du pétrole et du gaz naturel au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Dubaï reçu une quantité très importante d’argent de la vente de l’or noir et quasiment tout autre activité fut abandonnée au profit du secteur des énergies fossiles.

Avec la récente baisse des exportations de pétrole et de gaz naturel et l’épuisement des réserves prévu d’ici quelques décennies, Dubaï se lance dans une diversification de son économie en faveur des nouvelles technologies, du commerce et du tourisme de luxe, commercial, d’affaire, etc. Ainsi, l’émirat prévoit de devenir le premier centre mondial du tourisme de luxe et un des premiers pays touristiques du monde d’ici quelques années. Déjà, l’exportation du pétrole ne représente plus que 5% du PIB de l’émirat, le reste étant assuré par les rentrées fiscales des entreprises grâce à la Jebel Ali Free Zone et, de plus en plus, le tourisme.

Population Dubaï

La ville de Dubaï connaît une importante expansion démographique depuis quelques années: la population était de 265 702 habitants en 1980, 669 181 en 1995, un million en 2004, 1 182 439 en 2006 et il est prévu qu’elle atteigne 1,4 million en 2011, ce qui fait de Dubaï la ville la plus peuplée des Émirats arabes unis.

Mais la grande majorité de la population (65 % de la population totale en 2002, 700 000 travailleurs émigrés en 2007[2]) n’est pas dubaïote ni même émirati mais est formée de travailleurs immigrés : la politique de grands travaux nécessitant une forte main d’œuvre, le gouvernement fait appel à des étrangers venant principalement des autres pays arabes, du sous-continent Indien et d’Asie du Sud-Est. De nombreux hommes d’affaires occidentaux viennent temporairement dans l’émirat pour y travailler dans les filiales de leurs multinationales. Ils sont environ cent mille.

La politique de Dubai

L’émir actuel est Mohammad ben Rached Al-Maktoum depuis le 4 janvier 2006 suite à la mort de son frère Maktoum ben Rached Al-Maktoum. Membre du Conseil Suprême, il est également le premier ministre des Émirats arabes unis.

Comme dans les autres émirats, c’est la charia qui est en vigueur à Dubaï. Le droit civil et pénal, ainsi que les coutumes sont donc régis par la tradition musulmane.

L’émirat de Dubaï est divisé en neuf secteurs (cinq urbains, trois ruraux et Jebel Ali) eux-mêmes divisés en 132 « communautés » de tailles variables et délimitées par les artères principales.